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La flore

La flore du Parc national de la Guadeloupe est particulièrement riche (environ 1352 espèces de plantes vasculaires). La diversité des milieux (plus ou moins perturbés par des phénomènes naturels ou non) et les conditions tropicales favorisent la multiplicité des formes biologiques : lianes, épiphytes, arbres, arbustes, herbacées, hydrophytes…

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L’origine de la flore des Petites Antilles est extrêmement complexe. Lorsque les Petites Antilles ont émergé du fond de la mer, elles étaient « nues ». La constitution actuelle de la faune et de la flore vivant sur chaque île est l’aboutissement de multiples occupations successives, à partir d’autres îles plus anciennes comme les Grandes Antilles, des continents, et des multiples extinctions qui ont eu lieu au cours des temps géologiques. Colonisations naturelles à l’image d’espèces transportées par les courants marins, les vents ou induites par l’homme dès la période précolombienne jusqu’au Xxème siècle (Amérindiens, Européens, Africains, Indiens). Ainsi la flore du Parc national comporte-t-elle un lot de plantes cultivées ou naturalisées, héritage pour certaines espèces de pratiques ancestrales conservées dans la vallée de Grande Rivière à Vieux-Habitants par exemple (cacao, café, agrumes, sandragon, cocotier, arbre à pain, manioc, tabac…), ou issu d’aménagements forestiers (pin caraïbe, mahogany grande feuille) et paysagers (hibiscus, allamanda, alpinia…). Les processus de colonisation et d’extinction associés à l’isolement géographique de nos îles ont favorisé l’« endémisme » de nombreuses espèces. Des végétaux endémiques des Petites Antilles et de Guadeloupe se retrouvent en proportion importante tels le Bois-châtaigner (Cupania triquetra), Bois-noir (Manilkara bidentata), Résolu (Chimarrhis cymosa), Abricotier bâtard (Garcinia humilis) ou encore le Tendre à caillou (Acacia muricata). Certaines Orchidacées et Broméliacées ne sont connues que dans les Monts Caraïbes. Cette région est aussi la seule à posséder certaines stations d’espèces végétales : Pompon rouge (Calliandra purpurea), Petit merisier (Gyminda latifolia), Bois-l’ail (Cassipourea guianensis). Le nord de la Basse Terre et la Côte-au-Vent se caractérisent par des formations plus humides subissant les alizés (forêts sempervirentes saisonnières mésophiles). Ces zones sont les lieux de cultures intensives de bananes au sud et de canne à sucre au nord.

Bon nombre des espèces de la flore sauvage sont à ce jour menacés par les différentes pressions engendrées par le développement humain.

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