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Grande-Terre et les îles Calcaires

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La Grande-Terre offre un paysage extrêmement différent des précédents. Ile essentiellement plane aux faibles reliefs qui culminent à 135 m au « Morne L’Escale » dans la région de Grands Fonds, la pluviométrie y est moins importante et la végétation beaucoup moins présente, exceptée sur le littoral du Grand Cul-de-Sac Marin. L’île de la Grande-Terre est entièrement constituée de roches calcaires provenant d’une sédimentation ayant débuté il y a 5 millions d’années et achevée il y a 400 000 ans lorsque cet ensemble a définitivement émergé.

Son paysage est fortement marqué par la tradition sucrière : anciens moulins, voie ferrée désaffectée, étendues de canne à sucre, agriculteurs affairés à la coupe…Cependant, l’île est également marquée par un milieu bien spécifique sur l’archipel : les Grands-Fonds, milieu karstique compartimenté, laissent apparaître une alternance de mornes calcaires, occupés de cultures vivrières et fruitières, plantés d’arbres à pain, de vallées plus ou moins sèches selon les saisons. C’est une région de petites fermes et de prairies où l’urbanisation s’est fortement développée sous forme d’habitat diffus.

Les Antilles calcaires sont représentées par les îles qui n’ont pas été le siège d’une activité volcanique et qui sont partiellement ou totalement recouvertes par les formations carbonatées :

- Marie-Galante : L’île surnommée « la galette » est un vaste plateau calcaire qui culmine à 204 m d’altitude au morne Constant. Le paysage naturel y est composé essentiellement par la forêt xérophile, étant donné la relative sécheresse du climat. Cependant le paysage est également marqué par des zones humides : 586 mares, les marais de Folle Anse et de Saint Louis, ainsi que l’étang de Vieux-Fort avec des forêts marécageuses, des marais herbacés et des savanes inondées. L’activité agricole a fortement façonné le paysage, avec en particulier la canne à sucre sur l’essentiel des terres cultivables, mais également les paysages de savanes, de friches et de prairies pâturées, destinées à l’élevage des bovins et des caprins.
- La Désirade : il s’agit d’une île calcaire de forme allongée (11 km sur 2 km, soit 22 km2 environ) qui forme un vaste plateau incliné vers le nord-ouest. La Grande Montagne, qui atteint 275 m d’altitude, est son point culminant et lui donne une apparence de bastion ceinturé d’une haute corniche. Les côtes, plus découpées au nord et à l’est, sont souvent bordées de hautes falaises façonnées par l’érosion. .
- Petite-Terre : elle se compose de 2 îlets non habités, formés d’un plateau calcaire au relief plane. C’est une réserve naturelle.

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Falaise d’Anse-Bertrand
nord Grande-Terre

La géologie de notre région est exceptionnelle et vivante, les éléments ne cessent de nous le rappeler : elle fournit un aperçu presque complet de la géologie de l’arc insulaire des Petites Antilles. Il est devenu essentiel pour tous, touristes de passage ou citoyens guadeloupéens de comprendre les phénomènes qui les entourent et qui régissent notre planète. La géologie est le témoin de l’histoire de cette dernière et reflète l’ensemble des phénomènes qui ont contribué à la formation de l’archipel guadeloupéen, à cette diversité de paysages qui le caractérise et qui ne cesse de se transformer.