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La phase de réalisation du projet a débuté

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La phase préparatoire du projet débutée en 2008 a permis de prendre contact avec de nombreux pays potentiellement donateurs de lamantins. Le travail de concertation réalisé durant cette phase a également permis d’obtenir une large adhésion au projet des usagers de la baie et des acteurs locaux.
De nombreuses études scientifiques ont également été menées et ont permis de confirmer la faisabilité du projet, et d’évaluer les ressources disponibles dans le milieu pour l’animal.

Le groupe international d’experts en charge de l’accompagnement scientifique du projet, a statué sur la provenance des animaux et s’est porté en faveur de lamantins détenus en captivité, plutôt que d’individus directement prélevés dans des populations sauvages. En effet, au vu des menaces qui pèsent sur l’essentiel des différentes populations de son aire de répartition, le principe de l’utilisation d’animaux captifs est beaucoup plus acceptable en terme de conservation. Un autre avantage important de ce choix est de permettre, si l’opération est un succès, de la reproduire beaucoup plus facilement sur d’autres territoires qui souhaiteraient s’engager dans une démarche similaire.

Ces animaux issus de la captivité auront une vocation distincte selon leurs potentialités et leurs caractéristiques. Certains animaux à fort potentiel de relâcher (orphelins sevrés) pourront être ré-acclimatés dans un enclos de pré-relâcher puis réintroduits directement dans le milieu naturel. Les animaux détenus en captivité depuis une longue période et trop imprégnés pour retrouver la vie sauvage participeront à un programme de reproduction en captivité avec l’objectif de réintroduire la descendance de ces individus.

Par ailleurs, la population fondatrice pourrait être enrichie par quelques animaux sauvages. La Guyane française qui dispose d’une population de lamantins pourrait représenter à terme une des sources de prélèvements pour le projet de réintroduction en Guadeloupe.