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Le Ara de Guadeloupe, espèce endémique disparue.

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La découverte d’un os d’un Ara lors de fouilles archéologiques à Marie-Galante a démontré que ces perroquets, contrairement aux croyances, étaient présents en Guadeloupe avant toute occupation du territoire par les Amérindiens.

Jusqu’à ce jour, on pensait que ces oiseaux provenaient d’Amérique du Sud et avaient été introduits par les Amérindiens comme animaux domestiques ou à des fins commerciales.

La découverte d’une phalange terminale similaire aux grand perroquets lors de fouilles à Marie Galante a fortement remis en doute cette hypothèse. Sur la base de la taille de l’os et de la situation géographique, l’os fossile retrouvé peut être attribué à un grand perroquet endémique, le Ara guadeloupensis qui habitait les îles de Guadeloupe.

Ce perroquet, présent à l’arrivée des colons a aujourd’hui disparu, probablement en raison d’une maladie, énoncée par le Père Du Tertre et de la chasse. En effet, ne disposant pas de prédateurs, cet oiseau n’était pas habitué à fuir et se défendait en se mettant sur le dos et en griffant et mordant ses agresseurs.

Cet oiseau était selon le Père Du Tertre : « le plus beau et le plus grand de tous les perroquets des îles (...) Il a la tête, le col, le ventre et le dessus du dos, de couleurs de feu : ses ailes sont mêlées de plumes jaunes, de couleur azur, et de rouge cramoisi : sa queue est toute rouge et longues d’un pied et demi. »
Ainsi, cet oiseau ressemblait à l’Ara macao, avec un comportement qui semblait toutefois plus docile. Ce perroquet majestueux était présent dans toutes les forêts de Guadeloupe, et pouvait en cas de nécessité se nourrir des fruits du mancenillier.

Aujourd’hui, la Guadeloupe ne comporte plus qu’un seul oiseau endémique, le Pic de la Guadeloupe, ou Toto bois, dont la population des Grands Fonds, est en danger, en raison de la disparition de la forêt sèche.

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